L'opposition tchadienne veut un "dialogue inclusif"

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Image caption Saleh Kebzabo, le chef de file de l'opposition, souhaite la tenue d'un "dialogue inclusif" avec le pouvoir.

10 jours après l'investiture du président Idriss Deby, le Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac) a réitéré "sa volonté de dialoguer avec le gouvernement pour faire avancer le pays".

"Il faut qu'il y ait un sursaut national pour qu'un dialogue véritablement inclusif ait lieu le plus rapidement possible", a déclaré à la BBC Saleh Kebzabo, le chef de file de l'opposition.

Pour rendre ce dialogue possible, "il faut faire appel aux Nations Unies pour régler cette affaire", a précisé le leader de la coalition qui rassemble une trentaine de partis.

Le climat reste tendu au Tchad. L'opposition continue de dénoncer un "hold up électoral" depuis la réélection en avril 2016 du président Idriss Deby Itno pour un cinquième mandat.

Juste avant l'investiture du chef de l'Etat, le 8 août dernier, une manifestation pacifique de l'opposition s'est soldée par la mort par balle d'un jeune protestataire. Les affrontements avec la police ont aussi fait un blessé.

Saleh Kebzabo a demandé samedi 20 aout 2016 l'ouverture d'une commission d'enquête pour "faire toute la lumière sur ce qu'il s'est passé".

En même temps, le responsable de l'opposition veut continuer de faire pression sur les autorités de N'djamena "qui tiennent le peuple en otage" en menant de nouvelles actions pacifiques, comme des journées ville-morte.