Dialogue en RDC : opposition divisée

Image caption Edem Kodjo, facilitateur du dialogue politique en RDC

Le facilitateur du dialogue politique en RDCongo, Edem Kodjo, annonce le début des travaux du comité préparatoire ce mardi matin à Kinshasa.

Dans ces travaux, le panel d'hommes politiques et d'activistes de la société civile vont notamment désigner l'endroit où se tiendront ces assises, quel en sera l'objet, qui va y participer.

L'opposition congolaise semble divisée entre ceux qui veulent aller à ce dialogue sans condition préalable et ceux qui posent des exigences avant leur participation.

Le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba refuse catégoriquement toute idée de dialoguer avec le pouvoir en place.

Le Rassemblement, coalition constituée autour d'Etienne Tshisekedi et Moise Katumbi est d'accord sur le principe du dialogue et pose des conditions.

Il exige entre autre la libération de ceux qu'ils considèrent comme des prisonniers politiques.

Le chef de l'Etat Joseph Kabila en a gracié certains. Mais le nombre est jugé insuffisant par ce Rassemblement.

Ce dernier exige aussi le départ du facilitateur Edem Kodjo, jugé trop proche du pouvoir.

Edem Kodjo a récemment bénéficié du soutien des autorités du pays et des autorités de l'Eglise catholique.

Il y a une dernière aile au sein de l'opposition congolaise. Celle de l'UNC de Vital Kamerhe qui veut aller au dialogue.

Ce parti a d'ailleurs déjà transmis sa liste de délégués au comité préparatoire.

Ce mardi même, l'opposition a appelé à une grève générale.

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