"Journée ville morte" en RDC

L'appel à la journée ville morte par l'opposition congolaise a été bien suivi à Kinshasa
Image caption L'appel à la journée ville morte par l'opposition congolaise a été bien suivi à Kinshasa, le boulevard du 30 juin, habituellement embouteillé est aujourd'hui quasiment vide

L'appel à une "Journée ville morte", lancé ce mardi par l'opposition congolaise, a été suivi à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

Dans les quartiers visités ce matin par notre correspondant, la plupart des magasins sont fermés.

Les embouteillages sur les routes de la capitale ont fait place à une circulation très fluide.

Image caption A kinshasa, la capitale, la plupart des magasins sont fermés

Moins suivi dans d'autres villes

Dans d'autres villes, les activités se sont déroulées comme normalement, comme d'habitude.

Cette initiative a été lancée par l'opposition pour emmener le président Joseph Kabila à démissionner à la fin de son mandat en décembre prochain.

Les adversaires politiques de M. Kabila menacent de passer la vitesse supérieure, en lançant ses partisans dans la rue, si ses revendications ne sont pas prises en compte après cette "Journée ville morte".

Cette initiative a été prise dans un contexte politique tendu.

Image caption Les rues commerçantes de la capitale sont désertées

Par exemple, lundi, des tirs ont été entendus près de la résidence, à Kinshasa, du chef de l'opposition, Etienne Tshisekedi.

Les partisans de M. Tshisekedi, qui posaient des barricades sur la rue, ont été dispersés par la police, ce qui a créé un mouvement de panique dans le quartier.

Cet incident est révélateur de la crispation du climat politique en RDC, où la date de l'élection présidentielle est incertaine, à quelques mois de la fin du second mandat du président Joseph Kabila, en novembre prochain.

M. Kabila est soupçonné par ses adversaires de vouloir s'accrocher au pouvoir à la fin de son mandat.

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