La RDC se prépare au dialogue

Par Poly Muzalia, correspondant à Kinshasa

Edem Kodjo, RDC Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le Togolais Edem Kodjo est désigné par l'Union africaine pour faciliter le dialogue politique en RDC.

Les travaux du comité préparatoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s'achever ce weekend.

Depuis mardi, des délégués de la majorité, de l'opposition et de la société civile essaient de se mettre d'accord sur les conditions de ce dialogue politique.

De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l'opposition et la majorité.

Pour l'opposition, il faut essentiellement parler d'alternance, car le second mandat du président Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

Pour le camp présidentiel, il faut parler plutôt des conditions d'organisation des élections.

Un accord politique

Selon un cadre de la majorité présidentielle, la question de l'alternance n'est pas fondamentale.

Pour lui, il faut d'abord se mettre d'accord sur le processus électoral.

Selon un communiqué du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majorité et l'opposition devraient signer un accord politique, à la fin de la concertation.

C'est cet accord politique qui va déterminer la manière dont sera dirigé le pays au cas où l'élection présidentielle n'est pas organisée en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d'accord sur le nombre de délégués à ce futur dialogue, à savoir 200, répartis entre la majorité, l'opposition et la société civile.

Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

Ils pourraient être fixés lors des réunions du comité préparatoire prévues ce vendredi et samedi.

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