RDC : les exigences d'Etienne Tshisekedi

Poly Muzalia, correspondant à Kinshasa

Quelques deux cents délégués sont attendus au Froum qui se tiendra à Kinshasa Copyright de l’image Getty Images
Image caption Une coalition de partis réunis derrière Etienne Tshisekedi pose des conditions préalables à sa participation au dialogue politique.

Le comité préparatoire de la concertation entre l'opposition, le pouvoir et la société civile a décidé de lancer le dialogue politique ce jeudi 1er septembre.

Ce forum se tiendra à Kinshasa, la capitale, pour une durée de deux semaines, en présence de 200 personnes.

Le plan adopté par le comité préparatoire prévoit la signature d'"un accord politique" à la fin du dialogue politique.

Cet accord final fixera les "modalités" d'exercice du pouvoir, au cas où l'élection présidentielle n'a pas lieu en novembre prochain comme le prévoit la Constitution.

Certains partis de l'opposition, dont l'UNC, de l'opposant Vital Kamerhe, participeront au dialogue.

"Lever les derniers obstacles" au dialogue

Mais une coalition de partis réunis derrière Etienne Tshisekedi pose des conditions préalables à sa participation au forum.

Elle exige la démission du facilitateur Edem Kodjo, jugé proche du pouvoir.

Les leaders de cette coalition réclament aussi la libération de toutes les personnes qu'ils considèrent comme des prisonniers politiques.

"Nous travaillons sur les conditions posées par certains membres de l'opposition. Nous avons déjà obtenu des résultats. Nous continuerons à travailler là-dessus pour lever les derniers obstacles pouvant nous retarder", a assuré Edem Kodjo, qui est désigné par l'Union africaine pour conduire le forum.

Depuis plusieurs mois, la RDC est secouée par une crise politique majeure.

L'opposition accuse le pouvoir d'avoir volontairement retardé les élections pour que le président Joseph Kabila demeure au pouvoir après la fin de son second mandat, en décembre.

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