Madagascar : l'UA et l'ONU contre des élections anticipées

Par Raissa Ioussouf, correspondante à Antananarivo

Hery Rajaonarimampianina Copyright de l’image Reuters
Image caption Hery Rajaonarimampianina dans un bureau de vote en 2014, l'année de son élection à la présidence malgache.

L'Union africaine et les Nations unies se sont prononcées contre la tenue d'élections anticipées à Madagascar.

La représentante des Nations unies dans ce pays, Violette Kakyomya, appelle les acteurs politiques malgaches à attendre 2018 pour organiser le scrutin présidentiel, comme le prévoit le calendrier électoral.

Elle rejoint ainsi Awa Ahmed Youssouf, la représentante spéciale de l'Union africaine à Madagascar.

Mme Youssouf a opposé son veto à l'appel de la coalition "Mitsangàna ry Malagasy" ("En avant, citoyens malgaches !"), qui appelle à la démission du président Hery Rajaonarimampianina et à l'organisation d'une élection présidentielle avant 2018.

"Qui va financer les élections anticipées ?" a-t-elle lancé aux responsables de cette coalition de l'opposition.

Awa Ahmed Youssouf insiste par ailleurs sur "la nécessité de la réconciliation nationale", la seule manière d'"assurer une stabilité durable" du pays.

Selon la coalition de l'opposition, "le niveau alarmant de corruption et de pauvreté" justifie la tenue des élections avant 2018.

L'ancien président Marc Ravalomanana a aussi mis en garde contre "la tenue d'élections anticipées sans le soutien de la communauté internationale".

Il propose un référendum sur l'opportunité de telles élections.

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