Violences au Gabon: Ali Bongo condamne

Le président Ali Bongo Ondimba s'exprimant lors d'une interview à New York, le 20 avril 2016. Copyright de l’image Bloomberg
Image caption Le président Ali Bongo Ondimba s'exprimant lors d'une interview à New York, le 20 avril 2016.

Le président gabonais Ali Bongo a rejeté jeudi sa responsabilité dans les violences postélectorales qui ont fait trois morts, accusant de "groupuscules formés à la destruction".

S'exprimant à Libreville sur les violences qui ont suivi l'annonce de sa réélection, le chef de l'Etat gabonais a déclaré que "la démocratie s'accorde mal des succès autoproclamés, des groupuscules formés à la destruction".

M. Bongo a ajouté que "la démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un parlement et de la télévision nationale", faisant allusion à l'incendie de l'Assemblée nationale et les nombreuses autres édifices publiques saccagées mercredi soir.

Le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, a fait état de la mort de trois personnes et un millier d'interpellations ; "entre 600 et 800 personnes arrêtées dans la capitale, et 200 à 300 sur le reste du pays", a -t-il précisé.

M. Moubelet-Boubeya prévient que le moment venu, il prendra "des mesures pour rétablir l'ordre sans équivoque".

L'opposant Jean Ping avait déploré deux morts et plusieurs autres blessés notamment par balle dans l'assaut mené par des forces de sécurité contre son QG de campagne.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a évoqué "une crise profonde" et a appelé les différentes parties "au calme".

La commission électorale nationale du Gabon (Cenap) a annoncé mercredi la réélection d'Ali Bongo pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages, devant M. Ping, crédité de 48,23% des voix.

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