Liberté d’expression : la Somalie a progressé

Image caption La liberté d'expression a progressé en Somalie note un rapport de l'Onu

Rédigé conjointement par la Mission de l'ONU en Somalie (ONUSOM) et le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, le document précise qu'en 2016 la Somalie a également progressé sur le plan démocratique et tend vers des élections plus inclusives et responsables que celles organisées par le gouvernement depuis 2012.

Des efforts de reconstruction des institutions de l'État et l'adoption de nouvelles lois, dont une sur les partis politiques et l'autre sur la création d'une Commission nationale indépendante des droits de l'homme ont été notés.

Selon le rapport, les Somaliens ont été en mesure de jouer un rôle dans le processus de construction de l'Etat, grâce à l'organisation de consultations nationales. En 2012 par exemple, les membres de la Chambre basse ont été élus par les chefs de clan et cette année, ils seront choisis par 14000 délégués nationaux.

Toutefois déplore le rapport, les femmes restent peu représentées dans les institutions de l'Etat. Elles ne représentent que 14 pour cent au Parlement fédéral.

S'agissant de la liberté d'expression le document onusien note que malgré un paysage médiatique dynamique, la liberté d'expression continue d'être considérablement limitée.

La Somalie enregistre encore de nombreux cas de violation de droit des journalistes et des leaders politiques. Un taux élevé de meurtres, d'attaques, d'arrestations arbitraires et de détention, d'intimidation, de harcèlement, de fermeture de médias, de confiscation d'équipement et le blocage de sites Web.

L'ONUSOM et le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme signalent que plusieurs médias ont été fermés dans les zones contrôlées par Al Shabab et des journalistes ont été pris pour cibles.

Les forces de sécurité fédérales, l'armée nationale, la police ainsi que l'Agence nationale du renseignement et de la sécurité (CSRN), sont accusés de restreindre la liberté d'expression et de museler l'opposition.

Entre août 2012 et juin 2016, 30 journalistes et 18 parlementaires ont été tués en Somalie. 120 cas d'arrestations arbitraires et de détention de travailleurs des médias ont été également répertoriés entre janvier 2014 et juillet 2016.