Meshuko, le patriarche aux 400 descendants

Meshuko Mapi Laibon, Tanzanie
Image caption Meshuko Mapi Laibon, assis à l'ombre d'un arbre, aime parler de sa nombreuse famille.

Tout le monde a des ambitions pour sa vie. Meshuko Mapi Laibon, âgé de 103 ans et marié à huit femmes, rêve d'élargir sa famille et de scolariser ses enfants.

Ce membre de l'ethnie maasaï vit à Monduli, un village situé dans le nord de la Tanzanie.

Sa descendance comprend des dizaines d'enfants et quelque 300 petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Ils vivent tous avec lui dans son propre village, où le patriarche est connu de presque tout le monde.

L'étranger peut entendre parler de lui au marché situé à l'entrée du village. "Je vends des bracelets, des chaînes et des boucles d'oreilles aux touristes, qui viennent nombreux voir Meshuko Mapi Laibon", explique à Esther Namuhisa, de la BBC, Mama Sunguyo, l'une des vendeuses du marché.

Image caption Avec l'aide du gouvernement, Meshuko Mapi Laibon s'est fait construire une école dans son village.

Le village comprend une quarantaine de maisons et des fermes.

A Monduli, à l'ombre d'un arbre, le vieux Laibon aime parler de sa nombreuse famille.

"J'ai huit femmes et environ 76 enfants. Mes petits-enfants et arrière-petits-enfants font à peu près 300. Je vends du bétail pendant la saison sèche. Avec l'argent gagné, j'achète du maïs pour nourrir ma famille. J'ai presque 3 000 vaches", raconte le patriarche, en langue maasaï.

Il voue un culte à l'éducation de ses enfants et petits-enfants.

Avec l'aide du gouvernement tanzanien, il s'est fait construire une école dans son village.

"J'ai eu l'idée de faire construire cette école parce que mes enfants se rendaient dans des localités très lointaines pour leur scolarité. Quelquefois, ils ne pouvaient pas aller à l'école à cause des éléphants, qui ont fait des morts ici. Je veux que mes enfants aillent à l'école", affirme le patriarche.

"Un vieil homme pas sectaire"

L'école de Monduli, baptisée à son nom, comprend cinq classes tenues par des enseignants affectés par le gouvernement.

Nada Sinno, le directeur de l'établissement scolaire, a parlé de cette école à la BBC.

"Cette école est fréquentée par des élèves venus d'autres familles. Le vieil homme n'a jamais été sectaire, même si 90 % des écoliers viennent de sa famille", confie-t-il.

Le benjamin de la famille Laibon, âgé de cinq ans, fait partie des pensionnaires de l'école.

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