RDC : Kabila sort de sa réserve

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Image caption L'opposition réclame le départ de Joseph Kabila (en photo) à la fin de son mandat en novembre prochain.

Le président congolais a fait sa première déclaration publique, mercredi 21 septembre, deux jours après les violences qui ont ensanglanté la République démocratique du Congo (RDC).

Il a promis d'apporter son "soutien à l'action judiciaire engagée" contre les auteurs présumés des violences survenues en début de semaine dans son pays.

"La police nationale a été saisie pour rechercher activement les auteurs matériels et intellectuels de ces faits graves d'assassinat. Il y a eu mort d'hommes, des pillages, des vols à l'aide de violence, des tentatives de viol, des viols", affirme Joseph Kabila dans un communiqué.

"Le recours à l'insurrection ne peut constituer une alternative au dialogue en cours", a-t-il ajouté, promettant de "renforcer le consensus électoral et politique en construction".

Joseph Kabila a présenté ses condoléances aux familles des blessés et des personnes tuées lors des manifestations organisées par l'opposition, lundi 19 septembre, à Kinshasa, la capitale, et dans d'autres villes du pays.

"Une journée de deuil national"

La majorité présidentielle a invité ses militants à "une grande marche de paix et de soutien aux conclusions du dialogue politique national", ce samedi 24 septembre.

Les travaux de ce forum organisé par le gouvernement, une partie de l'opposition et de la société civile ont été suspendus depuis mardi 20 septembre.

Ils devraient reprendre vendredi 23 septembre, selon les organisateurs.

L'UDPS, le principal d'opposition, a décidé d'observer "une journée de deuil national", ce jeudi 22 septembre, selon son porte-parole, Bruno Tshibala.

Plusieurs bilans ont été donnés des violences meurtrières survenues en début de semaine.

Selon le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, au moins 50 personnes, dont quatre policiers, ont été tuées.

Le ministère congolais de l'Intérieur a signalé 32 morts.

L'UDPS, le principal parti d'opposition, a fait état de "plus de 100 morts".