Tchad : libération de deux journalistes

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Image caption Stephane Ouaye et Wadar Christian

Stephane Ouaye et Wadar Christian ont passé une vingtaine de jours en prison.

Le juge estime qu'il n'y avait pas de preuves à leur charge.

Selon Stephane Ouaye du journal le "Haut Parleur", lui et son collègue ont été arrêtés sur base des accusations du directeur d'un hôpital de Djamena, la capitale tchadienne auprès des services de renseignement.

Une fois en prison, leurs geôliers leur ont réservé un traitement particulier parce qu'ils ont su qu'ils étaient journalistes.

Il confie que "les geôliers avaient peur parce que nous sommes des journalistes. Ils nous ont placé dans une église près de la maison d'arrêt de Djamena. Là-bas on dormait sans problème".

Stephane Ouaye raconte qu'il ne pouvait pas manger la nourriture que la prison donnait à d'autres prisonniers. "C'était du poison, ce n'était pas de la nourriture. On mangeait ce que nos parents nous ramenaient de l'extérieur. Parfois, on se rabattait sur des sardines pour manger".

Le journaliste salue la décision d'un juge qui s'est opposé au réquisitoire du procureur de la république qui avait requis six mois fermes et 50000 francs d'amendes.

Stephane Ouaye et Wadar Christian, envisagent de porter plainte contre le directeur de l'hôpital pour enlèvement, arrestation arbitraire et fausse accusation.

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