Gabon : investiture d'Ali Bongo, ce mardi

Image caption Ali Bongo a été réélu avec 50,66 % des voix, selon la Cour constitutionnelle du Gabon.

Quelques pays africains seront représentés à la cérémonie d'investiture d'Ali Bongo Ondimba, qui se tient ce mardi 27 septembre, à Libreville, quatre jours après la validation, par la Cour constitutionnelle, des résultats du scrutin du 27 août dernier.

Parmi les pays africains dont les représentants sont annoncés dans la capitale gabonaise figurent le Maroc, le Tchad, le Cameroun, le Rwanda, le Congo, le Mali et le Sénégal.

Joint par la BBC, Alain-Claude Bilie Bi Nzé, le porte-parole du gouvernement gabonais, a indiqué qu'il n'était pas en mesure de dire si ces pays seront représentés par leur chef d'Etat ou par d'autres personnalités.

Aucun dirigeant européen n'a été convié à l'investiture du président Ali Bongo Ondimba.

Avant l'annonce, lundi 26 septembre, de la date de la cérémonie d'investiture du président réélu, son principal adversaire, Jean Ping, avait annoncé une rencontre dans l'après-midi, à son domicile, avec le corps diplomatique.

Cette rencontre a été annulée en raison d'un "empêchement" de certaines personnes devant y prendre, selon le porte-parole de l'opposant qui continue de revendiquer la victoire.

Des avions de chasse

Pour rappel, la communauté internationale avait accueilli vendredi avec réserve la confirmation de la victoire d'Ali Bongo Ondimba par la Cour constitutionnelle.

Lundi 26 septembre, le Parti socialiste français a "regretté" le fait que la Cour constitutionnelle "n'ait pas examiné toutes les situations litigieuses".

Les observateurs de l'Union européenne avaient plus tôt reproché cette juridiction de n'avoir pas rectifié les "évidentes anomalies" constatées lors de l'élection du 27 août.

L'Union africaine, les Nations unies, les Etats-Unis et le Maroc ont dit "prendre acte" de la décision de la Cour constitutionnelle gabonaise.

Les félicitations au président Bongo ne sont venues que de ses homologues camerounais et malien, après le Sénégalais Maky Sall.

Les attroupements sont interdits à Libreville, ce mardi. Les contrôles se sont multipliés dans la capitale, qui est quadrillée par les forces de sécurité, selon le correspondant de BBC Afrique.

Des habitants de la capitale affirment avoir vu des avions de chasse survoler Libreville, poussant les populations à rester chez elles, dimanche 25 et lundi 26 septembre.

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