RDC : le calme revient à Kananga

Poly Muzalia, Kinshasa, BBC Afrique

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Image caption Kananga est une petite ville située dans le centre de la RDC.

En République démocratique du Congo, le calme est revenu à Kananga, une petite ville du centre du pays, après deux jours de violents combats.

Les heurts ont opposé les forces de l'ordre aux miliciens d'un chef traditionnel.

Quarante-neuf personnes, dont 27 miliciens, sont mortes lors de ces affrontements, selon les autorités locales.

Mais une source gouvernementale anonyme citée par l'Agence France-Presse évoque un bilan de "plus de 100 morts".

Un calme précaire règne à Kananga depuis lundi 26 septembre.

Les activités ont repris timidement, mais plusieurs parents hésitent encore à envoyer leurs enfants à l'école.

Les affrontements sont partis de la colère d'un leader d'une milice locale, qui exigeait d'être intronisé chef traditionnel par les autorités provinciales.

Il voulait succéder à son père, Kamwina Nsapu, tué en août dernier lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

Las d'attendre son décret d'intronisation, le chef traditionnel a lancé sa milice contre la capitale provinciale, Kananga, jeudi dernier.

Ses hommes, armés de flèches et de fusils de chasse, ont occupé l'aéroport de cette ville pendant deux heures, avant d'être repoussés par l'armée.

Lundi 26 septembre, le ministre de l'Intérieur Evariste Boshab s'est rendu à Kananga.

Il a appelé les populations au calme et a demandé à la population de se désolidariser de la milice.

La société civile locale a invité au dialogue les autorités de la province de Kananga et les chefs de ce groupe armé.

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