L'Afrique du Sud menacée d'une pénurie de sang

Des étudiants de l'université de Witwatersrand manifestent devant le siège de la COSATU, à Johannesburg, le 23 septembre 2016. Copyright de l’image MUJAHID SAFODIEN
Image caption Des étudiants de l'université de Witwatersrand manifestent devant le siège de la COSATU, à Johannesburg, le 23 septembre 2016.

L'Agence nationale sud-africaine du sang (SANBS) a tiré la sonnette d'alarme mardi. Le pays est menacé d'une pénurie de sang, suite aux manifestations dans les universités publiques.

Elle a affirmé n'avoir que deux jours de réserves, appelant les populations à se mobiliser pour donner du sang.

Dans la mesure où les collectes de sang dans les écoles et les universités représentent 40% des dons annuels, ces perturbations font que le sang commence à manquer dans la banque de la SANBS.

La SANBS doit recueillir environ 3.000 unités de sang par jour afin de répondre à la demande quotidienne.

Plusieurs grandes universités du pays restent fermées à cause d'une grève des étudiants, provoquée par une augmentation des frais de scolarités (8%).

Ils manifestent, parfois violemment, réclamant la gratuité de l'enseignement supérieur pour tous.

Le gouvernement de l'Afrique du Sud a ordonné, mardi, l'ouverture d'une enquête pour élucider la mort d'un ouvrier, employé de l'université de Witwatersrand, à Johannesburg.

Les autorités sud-africaines soupçonnent des étudiants de l'avoir tué.

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