Guinée-Equatoriale : les élèves enceintes restent à la maison

Image caption La protection des élèves mineures est prise au sérieux par les autorités équato-guinéennes.

Pour mettre un terme au phénomène des grossesses précoces et non désirées dans le milieu scolaire, les autorités équato-guinéennes ont décidé, depuis le 19 septembre, de ne plus admettre dans les écoles des élèves enceintes.

En Guinée-Equatoriale, environ trois adolescentes sur cinq tombent enceintes, entre 13 et 18 ans.

Ce phénomène, selon un spécialiste, est notamment favorisé par la pauvreté des parents, l'absence d'informations et la perte de l'autorité parentale sur les enfants.

Depuis le 19 septembre dernier, date d'entrée en vigueur de la mesure, les jeunes filles sont tenues de présenter un test de grossesse négatif pour s'inscrire dans un établissement scolaire.

La vice-ministre de l'Education, Maria Jésus Nkara, a indiqué que la mesure concerne les élèves des cycles primaire et secondaire.

La décision est toutefois diversement interprétée par les Equato-Guinéens.

Certains estiment qu'il s'agit d'une violation du droit universel à l'éducation. D'autres, en revanche, saluent cette décision qui, selon eux, devrait contribuer à prévenir les grossesses précoces.