Le Gabon saisit la CPI

Selon l'opposition, plus d'une cinquantaine de personnes ont été tuées pendant les violences post-électorales. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Selon l'opposition, plus d'une cinquantaine de personnes ont été tuées pendant les violences post-électorales.

Les autorités gabonaises ont demandé au Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une enquête sur la situation qui prévaut dans le pays.

La procureure Fatou Bensouda a indiqué que son bureau procèdera à un examen préliminaire de la situation afin de déterminer si les critères imposés pour l'ouverture d'une enquête sont réunis.

La CPI examinera les informations relatives aux crimes qui auraient été commis par tout groupe ou individu impliqué dans cette situation.

Ensuite la procureure se prononcera pour contre l'ouverture de l'enquête.

Jean Ping le candidat malheureux à la présidentielle a aussi demandé à Amnesty international et à la CPI "de venir au Gabon faire toute la lumière sur les assassinats, les disparitions et les violations des droits de l'homme" lors des violences qui avaient suivi l'annonce des résultats provisoires en faveur du président sortant le 31 août.

La CPI peut exercer sa compétence à l'égard d'actes de génocides, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis dans tous les pays signataires du Statut de Rome, dont le Gabon.