RDC : reprise du "dialogue national"

Poly Muzalia, BBC Afrique, Kinshasa

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Image caption Joseph Kabila (en photo) et son gouvernement n'avancent aucune date pour la présidentielle congolaise.

Le dialogue politique lancé début septembre a repris ce vendredi, après une suspension de 10 jours.

Il avait été suspendu vers la mi-septembre en raison des violentes manifestations pour le départ du président Joseph Kabila.

Avant la suspension des travaux, le facilitateur, Edem Kodjo, avait soumis aux délégués un projet d'"accord politique" censé sortir le pays de la crise.

Son texte prévoit la mise sur pied d'un "gouvernement d'union nationale" piloté par un Premier ministre issu de l'opposition.

Sur ce point, l'opposition et la majorité se sont mis d'accord.

Mais Edem Kodjo, désigné par l'Union africaine pour conduire ce dialogue, n'avance dans le document aucune date pour la prochaine élection présidentielle.

"Une transition sans fin"

Les leaders de l'opposition participant à ce forum disent craindre le piège d'"une transition sans fin".

Ce vendredi, le président de la commission électorale congolaise devrait s'exprimer devant les parties engagées dans le "dialogue national".

L'opposition attend du président de cette commission qu'il annonce un calendrier détaillé des prochains scrutins, la présidentielle et les élections locales.

Elle veut surtout connaître la date du prochain scrutin présidentielle.

A moins de trois mois de la fin du second mandat du président Kabila, la tension politique est forte en RDC, où la présidentielle ne pourra pas se tenir en novembre, selon la commission électorale.

Une partie de l'opposition menée par Vital Kamerhe participe au dialogue politique, à Kinshasa, pour sortir le pays de l'impasse.

Emmenés par Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, d'autres opposants rejettent ce forum et exigent le départ pur et simple de l'actuel chef de l'Etat au terme de son mandat en novembre prochain.

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