Libreville dénonce "de l'enfumage"

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze, s'adressant aux militants du PDG à Libreville, le 28 août 2016. Copyright de l’image STEVE JORDAN
Image caption Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze, s'adressant aux militants du PDG à Libreville, le 28 août 2016.

Le gouvernement gabonais a qualifié de "contre-feu" un article paru dimanche dans l'hebdomadaire français, le Journal du Dimanche, révélant que les observateurs de l'Union européenne (UE) ont été placés sur écoute.

Le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a dénoncé "de l'enfumage pour maquiller l'implication de certains observateurs de l'UE en faveur de l'opposition et le jeu trouble de certains diplomates européens".

M. Bilie-By-Nze a déclaré que "cette mission est sortie de son rôle: elle n'a été ni neutre, ni impartiale".

L'article du JDD, intitulé "Watergate au Gabon", fait état d'extraits d'une vingtaine d'enregistrements, notant qu'un des observateurs a "formellement identifié sa propre voix".

Pour le journal, "les conversations enregistrées révèlent de lourdes suspicions de trucage des résultats" de la présidentielle du 27 août dernier.

"Ils ont gonflé la population du Haut-Ogoué ! C'est pas encourageant", rapporte le JDD qui cite un membre de la mission n'ayant pas été identifié.

Selon l'hebdomadaire, le responsable de la sécurité de la mission européenne, Pierre B, signale à un interlocuteur qu'il y a eu "des modifications de chiffres dans la nuit du 30 août sur Wikipedia".

Vendredi, le gouvernement gabonais avait annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire sur la mission de l'UE au motif de "dysfonctionnements dommageables" en son sein.

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