Commerce d'ivoire : la CITES dit non

Eléphants, Afrique Copyright de l’image No credit
Image caption Le nombre d'éléphants vivant en Afrique a baissé d'un tiers au cours des dernières années, selon la CITES.

La Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées d'extinction (CITES) a rejeté les demandes présentées par la Namibie et le Zimbabwe en vue de la reprise du commerce international d'ivoire dans ces deux pays.

Les délégations namibienne et zimbabwéenne à la conférence de la CITES, à Johannesburg, espèrent pouvoir continuer à exporter de l'ivoire, sans créer les risques d'une disparition de leurs éléphants.

Selon elles, la Namibie et le Zimbabwe ont donc assez d'éléphants pour se permettre de continuer à exporter de l'ivoire.

Toutefois, la majorité des délégués a adopté une décision en faveur de la fermeture de tous les marchés intérieurs d'ivoire, en vue d'une meilleure lutte contre le braconnage.

Mais la résolution de la CITES n'est pas juridiquement contraignante, autrement dit, la Namibie et le Zimbabwe ne sont pas obligés de se plier à cette interdiction.

Le nombre d'éléphants vivant en Afrique a baissé d'un tiers au cours des dernières années, selon la CITES, dont la dernière conférence a pris fin dimanche, à Johannesburg.

Une "activité lucrative"

"Il y a eu une perte de 111 000 éléphants en Afrique, entre 2006 et 2016. C'est énorme. Les pays du bassin du Congo, à savoir la République démocratique du Congo, le Cameroun et le Gabon sont les plus touchés par le braconnage", a indiqué Lamine Sebogo, le responsable de la protection des éléphants d'Afrique au Fonds mondial pour la nature.

"L'insécurité dans les pays d'Afrique Centrale est un facteur de braconnage (…) Le braconnage est devenu un facteur d'insécurité et de déstabilisation de certains pays", a-t-il ajouté dans une interview avec BBC Afrique en marge de la conférence de la CITES.

Selon M. Sebogo, le trafic illicite des produits de la faune est "la quatrième activité la plus lucrative" après le trafic d'êtres humains, le blanchiment d'argent et le commerce de la drogue.

Sur le même sujet

Lire plus