RDC : le "dialogue national" se poursuit

Poly Muzalia, BBC Afrique, Kinshasa

Des participants au "dialogue national" Copyright de l’image AFP
Image caption Des participants au "dialogue national", dont Edem Kodjo (en face), le facilitateur désigné par l'Union africaine.

En République démocratique du Congo (RDC), le dialogue politique se poursuit ce lundi, en comité restreint.

La majorité et l'opposition entament des négociations directes, malgré les divergences sur le calendrier proposé par la commission électorale, qui prévoit d'organiser l'élection présidentielle en novembre 2018.

Les discussions de ce lundi portent essentiellement sur la date du scrutin présidentiel, qui doit être rapprochée selon l'opposition, mais maintenue à 2018, de l'avis des représentants de la majorité présidentielle.

Samedi, la commission électorale a annoncé que la présidentielle, initialement prévue pour fin 2016, pourrait être organisée en novembre 2018.

Si les deux parties trouvent un compromis, un accord politique pourrait être signé dès la fin de cette semaine.

Le projet d'accord politique prévoit le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir, jusqu'à l'élection de son successeur.

Ce projet prévoit la nomination d'un Premier ministre issu de l'opposition.

Après les violentes manifestations du 19 septembre pour le départ de M. Kabila, plusieurs acteurs clés de la société civile se sont retirés de ce dialogue censé sortir le pays de l'impasse politique.

C'est le cas de la Nouvelle société civile du Congo, de l'ONG la Voix des sans-voix ou encore de la puissante Eglise catholique.

Elles ont suspendu leur participation, en estimant que ce forum n'est pas assez "inclusif".

Une grande partie de l'opposition menée par Etienne Tshisekedi boude ces assises.

Elle compte se réunir mardi, à Kinshasa, la capitale.

Cette frange de l'opposition envisage de publier un plan de sortie de crise incluant une proposition de calendrier électoral.

Lire plus