Le Kenya sans commission électorale

Des opposants Kenyans manifestent dans les rues de Nairobi, réclamant la dissolution de la commission électorale nationale (IEBC) le 9 mai 2016. Copyright de l’image SIMON MAINA
Image caption Des opposants Kenyans manifestent dans les rues de Nairobi, réclamant la dissolution de la commission électorale nationale (IEBC) le 9 mai 2016.

Les membres de la commission électorale (IEBC) dont l'image a été écornée par un scandale de corruption ont remis leur démission avant la fin de leur mandat, en échange d'un chèque.

Selon les médias locaux, le président de l'IEBC, Ahmed Issack Hassan et les huit commissaires vont se partager un chèque de 2 millions de dollars, en guise de dédommagement.

Ils ont trouvé un accord avec le gouvernement "sur les termes d'un départ digne", selon les quotidiens kenyans.

Le gouvernement n'a pas publié le contenu de l'accord. Mercredi, il a assuré avoir cherché "un équilibre entre l'intérêt public, les exigences légales et constitutionnelles, les contrats des commissaires ainsi que les lignes directrices de la Commission des salaires et rémunérations".

M. Hassan a affirmé que lui et ses collègues ont accepté de quitter leurs fonctions même s'ils ne représentaient pas "un obstacle à la préparation des prochaines élections générales", prévues le 8 août 2017.

L'opposition a organisé plusieurs manifestations entre avril et mai 2016, demandant la dissolution de l'IECB, jugée favorable au président Uhuru Kenyatta.

En 2014, un tribunal du Royaume-Uni a estimé que deux dirigeants de la société britannique d'impression Smith & Ouzman, avaient versé des pots-de-vin allant jusqu'à 380.000 euros, afin d'obtenir les contrats pour l'impression de bulletins de vote kényans lors de la présidentielle de mars 2013.

Mais en juillet, la Commission d'Ethique et de Lutte contre la Corruption a blanchi les officiels visés par le SFO, l'organisme britannique chargé de lutter contre la grande délinquance financière.

L'IEBC a été créé en 2010 en remplacement de l'organe qui avait supervisé les élections controversées de 2007.

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