Guinée-Bissau : pas d'accord sur l'essentiel

Le Président de la Guinée Bissau, José Mario Vaz, reçu à Conakry par son homologue guinéen Alpha Condé, le 2 octobre 2016. Copyright de l’image CELLOU BINANI
Image caption Le Président de la Guinée Bissau, José Mario Vaz, reçu à Conakry par son homologue guinéen Alpha Condé, le 2 octobre 2016.

Les parties à la crise politique en Guinée Bissau ne se sont pas entendues sur le choix du futur Premier ministre, lors d'une réunion, vendredi, à Conakry, capitale de la Guinée.

Au sortir de cette rencontre à huis clos, le médiateur Alpha Condé, a indiqué que "trois noms ont été donnés", sans les citer.

Le président de la Guinée a déclaré que le choix d'un Premier ministre consensuel était l'un des trois points à l'ordre du jour.

Les protagonistes ont trouvé, néanmoins, un accord de principe sur une "procédure consensuelle" pour choisir "un Premier ministre ayant la confiance du président", qui restera en poste jusqu'aux élections législatives de 2018.

Selon le texte, le futur gouvernement inclusif respectera "le principe de la représentation proportionnelle" des partis siégeant à l'Assemblée nationale.

Il pourra également comprendre des personnalités indépendantes et de la société civile.

L'accord, signé par le gouvernement, le président de l'Assemblée nationale, Cipriano Gassama, et l'ensemble des partis politiques, prévoit également "la réintégration effective des 15 députés dissidents" du Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), au pouvoir.

Le PAIGC conteste la désignation en juin 2016 de Baciro Dja comme Premier ministre. Et ses députés refusent de siéger, empêchant le Parlement de fonctionner.

Selon la Constitution, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire.

Le PAIGC ayant perdu sa majorité absolue de 57 sièges sur 102 suite à la fronde de 15 députés, le président de la République José Mario Vaz, lâché par son propre parti, veut s'appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition), et des 15 frondeurs.

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