"Koutoukalé est sous contrôle de l'Etat"

Par Himadou Amadou, BBC Afrique, Niamey

Des individus jugés dangereux et présumés membres de groupes djihadistes sont détenus à la prison de Koutoukalé. Copyright de l’image AFP
Image caption Des individus jugés dangereux et présumés membres de groupes djihadistes sont détenus à Koutoukalé.

C'est l'assurance donnée par le gouverneur de Tillabéri, une région du sud-ouest du Niger, où les forces de sécurité nigériennes ont repoussé une attaque visant une prison de haute sécurité, ce lundi.

"La situation est actuellement sous contrôle. Les assaillants ont été mis en déroute. Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour rattraper les assaillants en fuite. S'il plaît à Dieu, on va les rattraper", a assuré Cheloutan Mohamed.

Le bilan de l'attaque de la prison de Koutoukalé par des hommes armés a fait "un mort" chez les assaillants et "quelques blessés", a-t-il dit au correspondant de BBC Afrique au Niger.

Himadou Amadou a constaté la mort d'un homme enturbanné, qui aurait été abattu par les gardes pénitentiaires.

"Les agresseurs sont venus à moto"

"Tout ce que l'on sait, c'est que les agresseurs sont venus à moto. Nous n'en connaissons pas le nombre. Ils n'ont pas accédé à la prison. Il n'y a pas eu de prisonnier évadé non plus", a précisé le gouverneur de Tillabéri.

Dans cette prison attaquée "vers 4h00 GMT" sont détenus des centaines de personnes présumées membres de l'organisation terroriste Al-Qaida, de la secte djihadiste nigériane Boko Haram et de groupes armés maliens.

Lundi matin, un important dispositif sécuritaire était déployé aux alentours de la prison de Koutoukalé, une localité située à une cinquantaine de kilomètres de Niamey, la capitale, selon notre correspondant.

Des impacts de balles

De nombreux impacts de balles étaient visibles sur les murs de la prison.

Des motos calcinées étaient également sur les lieux.

La prison de haute sécurité de Koutoukalé est considérée comme la plus sûre du Niger.

C'est là que les autorités gardent les détenus les plus dangereux, notamment des militants des mouvements djihadistes du Sahel et du groupe nigérian Boko Haram.

En juin 2013 et en octobre 2014, des assaillants avaient réussi à exfiltrer des détenus au Niger en attaquant des prisons à Ouallam et à Niamey.

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