CPI : le retrait du Burundi, un "recul"

Sidiki Kaba, ministre sénégalais de la Justice, est le président de l'assemblée des Etats parties de la CPI. Copyright de l’image AFP
Image caption Sidiki Kaba, le ministre sénégalais de la Justice, dirige l'assemblée des Etats parties de la CPI.

Le président de l'assemblée chargée des délibérations de la Cour pénale internationale, Sidiki Kaba, s'est dit "préoccupé" par la décision du Burundi de se retirer de cette juridiction.

"Le retrait d'un Etat (…) constituerait un recul dans la lutte contre l'impunité", a averti M. Kaba dans une déclaration publiée sur le site Internet de la Cour.

Sidiki Kaba, actuel ministre sénégalais de la Justice, "invite les autorités burundaises au dialogue" avec la Cour pénale internationale.

Mercredi dernier, le Parlement burundais a adopté une loi en faveur du retrait du Burundi du statut de Rome, le texte juridique par lequel la CPI a été créée.

Cette juridiction, dont sont membres 124 Etats, est chargée de juger le crime de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre.

L'an dernier, les chefs d'Etat de l'Union africaine ont approuvé une proposition en faveur du retrait en bloc des pays africains de la CPI.

La Cour est souvent accusée de poursuivre injustement des dirigeants africains.

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