Niger : des "défaillances" sécuritaires

Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Bazoum en visite dans un camp de l'armée à Bosso, dans le Sud du Niger, le 17 juin 2016, au lendemain d'une attaque de Boko Haram. Copyright de l’image ISSOUF SANOGO
Image caption Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Bazoum en visite dans un camp de l'armée à Bosso, dans le Sud du Niger, le 17 juin 2016, au lendemain d'une attaque de Boko Haram.

Le ministre de l'Intérieur a souligné jeudi des "défaillances" au sein des forces de sécurité après l'attaque terroriste ayant coûté la vie à 22 soldats nigériens, le 7 octobre, dans un camp de réfugiés maliens dans la région de Tahoua, dans le Nord-Ouest du pays.

Mohamed Bazoum déplore un manque "de vigilance de la part des soldats, des réfugiés et des habitants" de cette région.

"La célérité avec laquelle l'attaque a été exécutée indique que ceux qui sont venus étaient bien informés sur les habitudes, sur le comportement des éléments de garde et des habitants du camp et de la région. Le lieu était repéré à l'avance, l'action a été rapide, il y a eu donc des défaillances", a affirmé M. Bazoum.

Le ministre s'est rendu jeudi sur les lieux du drame à Tazalit, dans la région de Tahoua, à 350 km au nord-est de Niamey, la capitale.

M. Bazoum a promis "d'associer" autochtones et réfugiés afin qu'ils "fournissent les renseignements nécessaires" aux forces de défense et de sécurité. Les "modalités" de cette collaboration seront définies ultérieurement, selon lui.

L'armé nigérienne a repoussé une nouvelle attaque djihadiste, en début de semaine, contre la prison la mieux gardée du pays où sont détenus des djihadistes.

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