Pretoria veut quitter la CPI

Le ministre sud-africain de la Justice, Michael Masutha Copyright de l’image AFP
Image caption Le ministre sud-africain de la Justice, Michael Masutha

Le gouvernement sud-africain va soumettre au Parlement un projet de loi en vue du retrait de l'Afrique du Sud de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé le ministre de la Justice, Michael Masutha.

Selon M. Masutha, son adhésion à la CPI empêche l'Afrique du Sud de promouvoir la paix dans la région.

L'Afrique du Sud estime qu'en raison de ses obligations vis-à-vis de cette juridiction, elle ne peut pas librement garantir l'immunité diplomatique des personnalités étrangères entrées dans son territoire.

"Notre pays doit faciliter la résolution pacifique des conflits (…) Aussi longtemps que nous serons signataires du traite de la CPI, il y aura un conflit entre nos obligations envers cette juridiction et notre devoir de respecter le droit à l'immunité diplomatique", a fait valoir Michael Masutha.

Mandat d'arrêt

Le gouvernement sud-africain a été vivement critiqué en 2015 par des organisations de défense des droits de l'homme parce qu'il avait permis au président soudanais, en visite dans le pays, d'échapper à une arrestation de la CPI.

Omar el-Béchir avait quitté l'Afrique du Sud, à la fin d'une réunion de l'Union africaine, alors qu'un juge sud-africain muni d'un mandat d'arrêt de la CPI cherchait à le faire arrêter.

La Cour pénale internationale est souvent accusée de ne poursuivre que des dirigeants africains, en ignorant ceux des autres régions du monde qui ont ratifié son statut fondateur.

L'Afrique du Sud deviendra peut-être le deuxième pays à se retirer de la CPI après le Burundi, dont le président, Pierre Nkurunziza, a promulgué mardi une loi autorisant le pays à se retirer de la CPI.

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