CI : ouverture de la campagne référendaire

Image caption De nombreux ivoiriens étaient présents au stade Félix Houphouët Boigny

Le scrutin aura lieu le 30 octobre prochain ?

Après le vote à l'assemblée nationale, le projet de nouvelle constitution du président Ouattara doit encore être validé par les ivoiriens.

Pour le parti au pouvoir et ses alliés, le texte va insuffler un air de modernité et de stabilité à la Côte d'Ivoire. Il "tournera définitivement la page des crises successives" et évacue le concept d'"ivoirité".

Il clarifie également les conditions d'éligibilité du président.

L'opposition estime que ce projet constitutionnel est un "recul" car il vise à instaurer une « monarchie ».

Pascal Affi Nguessan, le leader du Front populaire ivoirien (FPI), déclare que le président Ouattara "opère avec la Côte d'Ivoire comme un propriétaire vis-à-vis d'un patrimoine personnel".

Selon lui, "ce qu'il propose c'est moins qu'une Constitution, c'est son testament pour organiser la dévolution de son patrimoine à ses successeurs de manière à ce que ce patrimoine reste dans la famille".

C'est pourquoi, il appelle au boycott du scrutin du 30 octobre.

Des analystes signalent que l'issue du vote du 30 octobre ne fait guère de doute : sauf énorme surprise, le oui au nouveau texte voulu par le président ivoirien devrait l'emporter.

Meite Mamoudou, un chercheur craint une faible participation comme cela a été le cas lors de la présidentielle en 2015. Beaucoup d'ivoiriens sont notamment peu intéressés par le référendum.

La nouvelle constitution prévoit entre autres la création d'un poste de vice-président, d'un Sénat, institutionnalise la Chambre des rois et chefs traditionnels et étend le domaine de compétence du Conseil économique et social à l'environnement

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