Algérie : le chef du FLN démissionne

Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, à son arrive 10ème congrès du parti le 28 mai 2015 à Alger. Copyright de l’image FAROUK BATICHE
Image caption Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, à son arrive 10ème congrès du parti le 28 mai 2015 à Alger.

Amar Saadani, qui a dirigé pendant de longues années le parti au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN), a démissionné, samedi, quelques semaines après avoir accusé un ancien Premier ministre d'espionnage au profit de la France.

"Je démissionne en raison de problèmes de santé", a déclaré M. Saadani lors d'une réunion avec des membres du FLN.

Djamel Ould Abes, 82 ans, un médecin jugé proche Abdel Aziz Bouteflika, a été nommé à la tête du parti présidentiel.

Début octobre, M. Saadani avait accusé Mohamed Mediene, ancien chef des renseignements militaires (DRS) et l'ancien premier ministre Abdelaziz Belkhadem, conseiller personnel du président, d'avoir travaillé comme des agents français dans le passé.

M. Médiène n'a pas réagi à ces allégations. En revanche, M. Belkhadem a nié ces accusations.

M. Saadani "peut demander aux gens dans mon village ce que je faisais pendant la guerre d'indépendance. Tout le monde peut demander ce que ma famille a fait pendant la guerre", a affirmé l'ancien Premier Ministre.

Mohamed Médiène a été contraint à la retraite plus tôt cette année, dans le cadre de campagne lancée par le président Boutefilka pour freiner l'influence politique sur le DRS.

"Les remarques de Saadani ont mis le président dans une situation embarrassante alors qu'il travaille à l'unité de son parti ", a déclaré à Reuters l'analyste politique Anis Rahmani.

Le départ de Amar Saadani intervient alors que le FLN se prépare aux élections législatives de mai 2017.

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