Juba : le chef des casques bleus limogé

Les casques bleus accusés d'avoir ignoré l'appel à l'aide des humanitaires lors de l'attaque de leur complexe par des soldats sud-soudanais à Juba, en juillet 2016. Copyright de l’image STUART PRICE
Image caption Les casques bleus accusés d'avoir ignoré l'appel à l'aide des humanitaires lors de l'attaque de leur complexe par des soldats sud-soudanais à Juba, en juillet 2016.

Le commandant des Casques bleus au Soudan du Sud a été démis de ses fonctions, mardi, suite à la publication d'un rapport accusant la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) d'avoir failli à ses prérogatives.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "a demandé le remplacement immédiat du commandant de la force", a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric, cité par l'AFP.

Une enquête de l'ONU a révélé que la Minuss avait été incapable de protéger des civils, des travailleurs humanitaires et des diplomates lors des violences de juillet dernier à Juba.

Des humanitaires avaient accusé les casques bleus de n'avoir pas répondu à leur appel à l'aide quand un groupe de soldats soudanais a attaqué leur complexe dans la capitale du Soudan du Sud.

L'enquête, menée par le secrétaire général de l'ONU, souligne un manque de préparation, un commandement inefficace et une attitude hostile au risque de la part des soldats de la paix, qui se trouvaient à seulement un kilomètre du complexe.

Pendant l'attaque, un journaliste sud-soudanais a été tué et plusieurs travailleurs humanitaires ont été battus ; d'autres violés.

Les casques bleus chinois et éthiopiens auraient ignoré les appels de détresse des employés des ONG.

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