Afrique du Sud : des "crimes" de corruption

Jacob Zuma a tenté d'empêcher la publication du rapport de l'ex-médiatrice de la République. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Jacob Zuma a tenté d'empêcher la publication du rapport de l'ex-médiatrice de la République.

Un rapport de l'ex-médiatrice sud-africaine fait état de "preuves évidentes de crimes de corruption" au sommet de l'Etat.

Le document constate une "relation inappropriée" du chef de l'Etat, Jacob Zuma, avec une riche famille d'hommes d'affaires sud-africains d'origine indienne.

Ces derniers auraient influencé M. Zuma en l'amenant à faire entrer deux personnes dans son gouvernement, le ministre des Mines, Mosebenzi Zwane, et celui chargé de la Gouvernance, Des Van Rooyen.

"Il semble que des crimes ont été commis", indique le rapport de l'ex-médiatrice de la République, Thuli Madonsela, remplacée récemment par Busisiwe Mkhwebane, chargée maintenant de veiller sur les deniers de l'Etat.

Le document appelle le parquet et la police à enquêter sur de possibles "crimes" de corruption commis au sommet de l'Etat.

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Image caption Des militants de l'opposition sud-africaine ont exigé la démission du président Zuma, lui reprochant d'avoir tenté de bloquer la publication du rapport de l'ex-médiatrice sur la corruption.

Il exige la création dans 30 jours au plus tard, par le chef de l'Etat, d'une commission d'enquête sur les faits de corruption présumés, dont l'un concerne la société minière Tegeta.Duduzane Zuma, un fils du président sud-africain, fait partie des propriétaires de cette entreprise.

Quelques heures avant la sortie du rapport, Jacob Zuma a fait retirer le recours qu'il avait introduit auprès des autorités judiciaires pour en empêcher la publication.

"J'ai reçu l'instruction de retirer le recours", a déclaré Anthea Platt, l'avocate de M. Zuma, à l'ouverture d'une audience judiciaire, mercredi, à Pretoria.

Elle n'a pas donné de précisions sur les raisons du retrait du recours.

Par ailleurs, la police sud-africaine a tiré des grenades assourdissantes pour disperser des militants de l'opposition réunis mercredi devant les bureaux du président Zuma, à Pretoria, pour exiger sa démission.

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