ONU : Pretoria appelle à des réformes clés

La chef de la diplomatie sud-africaine Maite Emily Nkoana-Mashabane à son arrive à Bruxelles, au sommet de Union européenne-Afrique, le 3 avril 2014. Copyright de l’image AFP
Image caption La chef de la diplomatie sud-africaine Maite Emily Nkoana-Mashabane à son arrive à Bruxelles, au sommet de Union européenne-Afrique, le 3 avril 2014.

La ministre des Relations internationales et de la coopération de l'Afrique Sud a déclaré que le temps était venu pour l'Afrique d'élever sa voix plus fort et de pousser pour des réformes clés du Conseil de Sécurité de l'ONU.

"Les Africains deviennent impatients par rapport à un Conseil de sécurité des Nation-Unies qui discute de la paix et de la sécurité sur notre continent, qui nous concerne, sans nous", a affirmé Maite Nkoana-Mashabane cité par le quotidien Zimbabwéen Herald.

"Nous travaillerons fermement ensembles et nous élèverons nos voix plus fort encore pour obtenir ces réformes y compris les réformes des institutions financières", a prévenu Mme Nkoana-Mashabane, s'adressant à au secrétaire général entrant de l'ONU, Antonio Guterres qui doit prendre fonction en janvier 2017.

A l'ouverture d'une réunion des ministres de la Commission binationale entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud à Harare, Mme Nkoana-Mashabane a expliqué que l'ONU et les institutions financières internationales devraient être réorganisées pour tenir compte des besoins des économies émergentes.

La ministre rappelle que le Conseil de Sécurité de l'ONU n'a pas connu de réformes depuis sa création il y a plus de 70 ans.

Le Conseil de sécurité de l'Onu comprend 15 membres dont cinq permanents (les Etats-Unis, la Chine, la Russie, La France et le Royaume-Uni) qui disposent d'un droit de veto.

Le pays africains, conformément au consensus Ezulwini de 2005, réclament deux sièges permanents et cinq autres non permanents au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Mais, les pays occidentaux n'ont pas accédé à cette demande des pays africains.

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