Journée sous haute tension à Kinshasa

Image caption De nombreux policiers ont été déployés dans les points chauds et sites stratégiques de Kinshasa

De nombreux policiers quadrillaient ce samedi la place triomphale de Kinshasa où l'opposition a prévu manifester contre l'accord conclu entre le gouvernement et certains opposants à l'issue du dialogue politique.

Selon les opposants, cet accord signé en octobre et autorise le président Joseph Kabila à rester au pouvoir jusqu'en 2018 viole la Constitution.

Le rassemblement organisé à l'initiative de l'opposant Etienne Tshisekedi avait été interdit par les autorités après que des manifestations réprimées par les forces de sécurité, les 19 et 20 septembre, ont fait des dizaines de morts.

Ce samedi, la police a dispersé à coups de gaz lacrymogènes les centaines de partisans de l'opposition qui s'étaient réunis aux alentours de la résidence de l'opposant historique.

Des tirs de sommation ont également retentis vers Limeté, autour du siège de l'UDPS, le principal parti d'opposition.

Le meeting prévu par l'opposition n'a donc plus eu lieu. Celle-ci dénonce une violation de son droit de manifester pacifiquement garanti par la Constitution.

Les autorités quant à elles évoquent les risques qu'un tel rassemblement dégénère en violentes émeutes comme celles qui avaient ébranlé la capitale le 19 et 20 septembre dernier.

Ce jour-là, d'après l'ONU, au moins 53 morts avaient été tuées lors de manifestations hostiles au président Joseph Kabila, dont le second mandat expire dans moins de deux mois.

Depuis ces évènements tragiques, les autorités de Kinshasa ont interdit toutes les manifestations à caractère politique.

Une mesure fortement critiquée tant par les ONG locales que par les Nations Unies, qui y voient une violation de la Constitution congolaise.

Avec Poly Muzalia, Kinshasa, BBC Afrique

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