Jacob Zuma sort de son silence

Le président sud-africain a déclaré samedi devant ses partisans ne pas avoir peur d'aller en prison. Copyright de l’image Pool
Image caption Le président sud-africain a déclaré samedi devant ses partisans ne pas avoir peur d'aller en prison.

Jacob Zuma s'est exprimé pour la première fois depuis la publication du rapport l'impliquant dans des malversations financières.

Le chef de l'Etat sud-africain a rencontré ses partisans devant sa maison dans la province du Kwa-Zulu Natal.

Le président Zuma, qui a passé dix ans en tant que prisonnier politique à Robben Island en compagnie de Nelson Mandela sous le règne de l'Apartheid, a estimé qu'il n'y a plus de débat démocratique en Afrique du Sud.

Selon lui, il y a trop d'espace médiatique accordé aux arguments des avocats et « ce n'est pas de la démocratie ».

En début de semaine, le procureur de la cellule anti-corruption a estimé qu'un juge devrait enquêter pour savoir si le président Zuma, certains membres du gouvernement et certaines entreprises étatiques ont profité de leur proximité avec le président et son fils afin de faire propérer leurs affaires.

Les frères Gupta, qui nient avoir commis la moindre faute, ont été accusés d'avoir influencé des nominations au gouvernement afin d'obtenir les faveurs des dirigeants sud-africains.

Des milliers de manifestants et certains hommes politiques ont appelé le président à démissionner après la publication du rapport de 355 pages.

Jacob Zuma fera l'objet d'une motion de censure au Parlement la semaine prochaine.

Il a été confronté à deux votes similaires cette année, soutenue par son parti le Congrès National Africain (ANC), qui rassemble les deux tiers de l'assemblée.

Depuis son entrée en fonction en 2009, Jacob Zuma, 74 ans, a été impliqué dans plusieurs affaires de corruption mais a toujours eu le soutien des hauts cadres de l'ANC.