Des policières dans les camps de réfugiés

Des policières nigérianes lors d'une manifestation de soutien aux filles enlevées en 2014 par Boko Haram à Chibok. Copyright de l’image AFP
Image caption Des policières nigérianes lors d'une manifestation de soutien aux filles enlevées en 2014 par Boko Haram.

Une centaine de policières ont été déployées dans des camps de réfugiés situés dans le nord-est du Nigeria, à la suite des récentes accusations de viol sur des responsables de la police nigériane.

La semaine dernière, un rapport de Human Rights Watch citant des femmes vivant dans des camps de réfugiés au Nigeria accusait de viol des policiers nigérians.

Selon Damian Chukwu, le chef de la police de l'Etat de Borno, l'affectation des policières vise à renforcer la confiance des milliers de femmes et de filles vivant dans ces camps.

"Nous estimons que les victimes pourraient ne pas vouloir parler librement aux hommes, mais elles auront le courage de parler aux policières, si les allégations de viol sont avérées", a-t-il expliqué.

Le président nigérian a ordonné une enquête après que Human Rights Watch a déclaré avoir parlé à 43 femmes, qui disent avoir été violées ou exploitées sexuellement par des responsables de la police ou des membres de groupes d'autodéfense.

Les viols en question ont eu lieu dans des camps érigés pour la plupart dans l'Etat de Borno (nord-est) pour l'accueil des personnes fuyant les exactions de Boko Haram.

Le président nigérian a ordonné une enquête sur ces allégations d'abus sexuels.

Muhammadu Buhari a dit avoir été "choqué" par les révélations de Human Rights Watch.

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