Lesotho : crise au sein de la majorité

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Image caption Le Premier Ministre Pakalitha Mosisili

Une partie de la majorité dont des députés et ministres frondeurs, appelle à la démission du gouvernement et souhaite former une nouvelle coalition avec l'opposition.

L'appel a été lancé par Monyanne Moleleki qui vient de démissionner du gouvernement avec 3 autres ministres, en solidarité à leurs collègues limogés jeudi dernier par le Premier Ministre Pakalitha Mosisili.

Moleleki est soutenu par une vingtaine de députés de la majorité qui ont démissionné du parlement à la suite de ces incidents.

Le ministre démissionnaire qui s'est exprimé au cours d'un meeting dans son fief politique, a également demandé la démission du gouvernement devant des milliers de ses supporters.

Il propose en outre la formation d'un gouvernement d'union nationale de large ouverture.

Les medias locaux rapportent que les divisions au sein de la majorité au pouvoir sont inhérentes à de profonds désaccords sur les politiques économiques.

La crise politique serait également liée à la demande de mise à l'écart du général Kamoli, le chef de l'armée du royaume, dont la tête est également réclamée par la Communauté de développement des pays d'Afrique australe (SADC) qui estime que son départ pourrait ramener la stabilité dans le pays.

Le général Kamoli est considéré comme le cerveau présumé du coup d'Etat de 2014.

Washington aurait fait de son éviction, la principale condition pour maintenir ses accords économiques avec le Lesotho dans le cadre de l'AGOA.

Le gouvernement signale qu'une suspension de l'AGOA aurait pour conséquence la suppression de 35.000 emplois dans un pays où l'économie est relativement fragile.

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