Burkina Faso : les hôpitaux paralysés par les grèves

Les patients et leurs proches sont fatigués par la grève. Copyright de l’image AFP/Getty
Image caption Les patients et leurs proches sont fatigués par la grève.

Une grève nationale de trois jours organisé par le syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a paralysé les hôpitaux publics du Burkina Faso.

Mardi, le syndicat a entamé une grève de 72 heures "sans service minimum".

Ils exigent l'amélioration de leurs conditions de travail, notamment

les soins médicaux et l'examen des salaires.

Le Dr Robert Sangare, directeur général du plus grand hôpital du pays, l'hôpital universitaire de Yalgado-Ouedraogo, a déclaré au site web de nouvelles Burkinabé Bayiri.com :

"Le mouvement de grève est largement suivi et cela nous inquiète".

Mais le secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, justifie cette paralysie des hôpitaux.

"Même lorsque nous travaillons, il y a des gens qui meurent parce que nous manquons de moyens et la grève vise à réduire tout cela. Elle vise à s'assurer que le gouvernement assume ses responsabilités" a-t-il précisé à Burkina 24 TV.

Les patients et leurs proches sont fatigués par la grève.

Selon le journal Le Pays, Maimouna Ouédraogo, qui avait accompagné sa future belle-sœur à l'hôpital universitaire de Yalgado-Ouedraogo espère la résolution du conflit entre le gouvernement et le syndicat.

Il estime que les soins médicaux sont essentiels à la population.