Nigéria : Amnesty accuse l'armée d'exactions au Biafra

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Image caption Manifestants pro-Biafra au Nigéria

Dans un rapport publié mercredi dans la soirée, Amnesty International a accusé les forces de sécurité du Nigeria, notamment l'armée, d'avoir tué au moins cent cinquante manifestants pacifiques entre août 2015 et août 2016.

Ces personnes ont été tuées durant les manifestations et rassemblements pro-Biafra.

L'Ong internationale de défense des droits de l'homme affirme que les militaires ont utilisé une force disproportionnée contre les manifestants qui militaient pour un État indépendant dans le sud-est du pays.

Selon Samira Daoud, directrice régionale adjointe de Amnesty International, ce chiffre n'est pas exhaustif.

Elle précise que "les recoupements et analyses en profondeur font croire qu'il y a eu au minimum ce nombre de morts et des centaines de blessés. Nous n'avons pas recoupé et analysé d'autres cas qui nous ont été rapportés. Il est probable que notre estimation soit inférieure à la réalité."

L'Ong internationale de défense des droits de l'homme dit avoir recueilli 146 témoignages directs liés aux manifestations en plus du fait qu'elle a mené 200 entretiens, analysé 87 vidéos et plus d'une centaine de photos liées aux évènements.

L'armée nigériane a nié toutes ces allégations. Elle estime que ce rapport est une tentative pour "ternir" sa réputation.

Pour Samira Daoud, les autorités nigérianes n'ont pas réagi à ce rapport. Ce qui traduit une attitude d'impunité au sein de cette armée.

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