Bamenda : tension persistante

La ville de Bamenda enflammée et enfumée par les manifestations. Copyright de l’image WhatsApp/Résident de Bamenda
Image caption La ville de Bamenda enflammée et enfumée par les manifestations.

La situation est toujours tendue à Bamenda dans le Nord-ouest du Cameroun.

Des manifestants de la minorité anglophone se sont affrontés aux forces de l'ordre après avoir empêché un meeting que devait présider le Premier ministre camerounais, Yang Philémon.

La police a fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des témoins ont accusé les forces de l'ordre d'avoir tiré avec des balles réelles.

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Image caption Des témoins affirment que six civils, dont un étudiant de l'université, et quatre policiers étaient tués durant les manifestations

Harmony Bobga, avocat en campagne contre l'usage forcé du français dans les régions anglophones du Cameroun, a déclaré qu'il était dangereux de se déplacer dans les rues. Sa voiture, garée à l'hôpital, avait été brûlée, a-t-il dit à la BBC.

Selon lui, des témoins qu'il avait interrogés à l'hôpital principal de la ville ont déclaré que six civils, dont un étudiant de l'université, et quatre policiers étaient tués.

Des sources médicales sur place ont fait état d'au moins 3 morts et plus de 50 blessés, dont Paul Atanga Nji, un ministre à la présidence, qui était touché à la tête par une pierre.

Le Premier ministre Philemon Yang se serait toujours réfugié à l'hôtel Abaya où la sécurité a été renforcée. Beaucoup de routes dans la ville sont encore barricadées par de grands arbres abattus par les manifestants.

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