Filles de Chibok : des parents en colère

21 lycéennes de Chibok ont été libérées en octobre après un accord conclu avec Boko Haram par la Suisse et la Croix-Rouge internationale. Copyright de l’image PHILIP OJISUA
Image caption 21 lycéennes de Chibok ont été libérées en octobre après un accord conclu avec Boko Haram par la Suisse et la Croix-Rouge internationale.

Certains parents des 21 filles de Chibok libérées par Boko Haram ont exprimé, mardi, leur mécontentement sur la façon dont la visite de Noël s'était déroulée au domicile d'un député à Chibok, dans le Nord du Nigéria.

"J'ai pris une photo avec ma fille, mais les éléments de la sécurité sont venus me saisir par l'épaule et m'ont arraché le téléphone de mes mains. Ils m'ont ensuite dit de supprimer toutes les photos que j'ai prises", a confié, dans l'anonymat, le père d'une des filles à la BBC.

"Je lui ai dit que je prenais une photo avec ma fille qui a été absente pendant plus de deux ans, il m'a répondu que ce n'était pas son affaire et il a supprimé toutes les photos, y compris d'autres photos qui n'ont pas été prises sur place", a -t-il expliqué.

Les ex-otages ont été emmenées à la maison d'un député à Chibok pour être réunies avec leurs parents, mais elles n'ont toujours pas été autorisées à regagner leurs domiciles.

"Je ne peux pas croire que ma fille soit venue si près de chez elle, mais quelle ne puisse pas rentrer à la maison", a déploré un autre parent.

Il a ajouté que "certaines de ses frères et sœurs ne l'ont pas encore vue et ils se demandent si elle a été vraiment libérée".

Pour lui, "il n'y a aucune raison de les amener à Chibok seulement pour être enfermées dans une autre prison, soulignant qu'elles n'ont pas pu aller à l'église le jour de Noël".

"Comment puis-je être heureuse si elles n'ont pas la liberté", s'est demandée une mère.

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