RDC : polémique autour de l'accord

La classe politique congolaise a trouvé un accord vendredi sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale (Cenco) Copyright de l’image AFP
Image caption La classe politique congolaise a trouvé un accord vendredi sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale (Cenco)

Le ministre congolais en charge de la communication, Lambert Mende et l'abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), ne sont pas d'accord sur le caractère inclusif ou non de ce texte.

Selon M. Mende, beaucoup reste à faire, puisque toutes les parties prenantes au dialogue n'ont pas signé le document.

"Ce qui a été reproché à ce dernier accord c'est un déficit d'inclusivité du fait de l'absence d'une partie de la classe politique. Force est de constater et le gouvernement regrette que ce grief fondamental fait à l'accord du 18 octobre n'a pas été rencontré au Centre interdiocésain, dans la mesure où une frange importante de l'opposition ainsi qu'une partie importante de l'opposition politique n'ont pas apposé leur signature dans le texte final", a-t-il précisé.

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Image caption Lambert Mende, ministre de la communication de la RDC, regrette le "manque d'inclusivité" de cet accord

L'abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO, estime pour sa part que le dialogue est inclusif, même si le Front pour le respect de la Constitution ne l'a pas signé.

"Ce n'est pas vrai de dire que l'accord n'est pas inclusif. Toutes les parties prenantes ont participé à l'élaboration de cet accord. Le texte signé a connu la participation de tous, même de ceux qui n'ont pas signé. C'est cela l'inclusivité", a déclaré l'abbé Donatien Nshole.

Selon lui, un document annexe, qui aura valeur d'accord, est en train d'être négocié.

"Dans l'accord il a été dit que la mise en œuvre des dispositions fera l'objet d'un arrangement particulier qui aura aussi valeur d'accord. C'est le travail qui est en train d'être fait maintenant. On n'a pas voulu surchargé l'accord. On s'est limité à de grands principes. Pour la mise en œuvre, les détails vont suivre" a indiqué l'abbé, dans un autre entretien avec Radio Okapi.