Nouveaux tirs à Abidjan et Bouaké

Mardi, des militaires mutins ont tiré en l'air à Abidjan, Yamoussoukro et Dimbokro (centre), Man (ouest) et dans plusieurs autres villes du pays. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Mardi, des militaires mutins ont tiré en l'air à Abidjan, Yamoussoukro et Dimbokro (centre), Man (ouest) et dans plusieurs autres villes du pays.

L'accès au port d'Abidjan a été bloqué mercredi matin par des gendarmes en charge de la sécurité des lieux et une prison de Bouaké encerclée par des militaires après un mouvement d'humeur des gardiens de la paix.

Les gendarmes ont tiré en l'air et ordonné aux entreprises situées près du port de fermer.

Ils ont ensuite bloqué une route principale de Treichville.

Au même moment, des militaires encerclent la prison de Bouaké, deuxième ville située au centre du pays.

"Les gardiens de prison ont tiré en l'air pour réclamer des primes. Des militaires sont venus s'opposer à leur mouvement d'humeur", a témoigné un habitant de Bouaké à la BBC.

Mardi, des militaires mutins ont tiré en l'air à Abidjan, Yamoussoukro et Dimbokro (centre), Man (ouest) et dans plusieurs autres villes du pays.

Frustrés par le paiement d'une prime à leurs collègues issus des Forces nouvelles, ancienne rébellion, à l'origine de la mutinerie de Bouaké, Korhogo et Daloa, ils se sont fait entendre.

Cette révolte survient après la mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, initiée début janvier à Bouaké (centre) et qui s'est terminée par un accord avec le gouvernement pour le paiement de 12 millions de CFA (18.000 euros) à 8500 soldats.

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