Af Sud : attaques contre des migrants africains

Image caption Selon Marc Gbaffou, le président de l'organisation de l'association de défense des migrants vivant en Afrique du sud une marche contre les migrants est prévue le 24 février prochain à Johannesburg

Selon les autorités sud-africaines, il ne s'agit pas d'attaques à caractère xénophobe mais d'actes isolés contre des migrants accusés de trafic de drogues et de gérer des réseaux de prostitution.

A l'ouest de Pretoria, la capitale, trois habitations ont été incendiées et plusieurs autres ont été pillées samedi dernier.

Une vingtaine de voitures ont été également brûlées.

Un ressortissant Nigérian a confié à la BBC que vers 20 heures, un groupe d'hommes a débarqué et a demandé à tous les étrangers de sortir, avant de mettre le feu leur demeure.

La police sud-africaine pour sa part indique que les manifestants auraient voulu brûler les habitations servant de maison close ou de laboratoire clandestin.

Les attaques contre les migrants ont débuté il y a une semaine dans le quartier de Rosettenville au Sud de Johannesburg ou plusieurs bâtiments ont été incendiés.

Malgré les assurances du ministre de l'intérieur, Malusi Gigaba qui s'était rendu sur place, des dizaines de migrants craignent que ce soit le début d'une nouvelle vague de violences xénophobes.

Selon Marc Gbaffou, le président de l'organisation de l'association de défense des migrants vivant en Afrique du sud, des manifestants à Rosettenville ont brûlé des ateliers de réparation de véhicules ou il n'y a aucune activité criminelle.

Lundi après-midi, les autorités nigérianes qui ont réagi, ont demandé à l'Union africaine d'agir afin que le gouvernement sud-africain garantisse la sécurité de leurs ressortissants et celle des autres migrants africains.

Avec Sophie Ribstein, Johannesburg, BBC Afrique.

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