Lutte contre le paludisme : grosses inquiétudes

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Image caption Les moustiques sont les agents vecteurs du paludisme

Des premiers cas de résistance à l'artémisinine, un traitement antipaludéen, ont été découverts en Afrique.

C'est la première fois que le paludisme sur le continent résiste au principal médicament, l'artémisinine, après d'autres cas découverts précédemment en Asie du Sud.

L'équipe de la revue médicale américaine New England Journal of Medicine est préoccupée par le cas d'un malade chinois qui avait voyagé de Guinée Equatoriale en Chine.

Les médecins ont identifié chez lui l'origine africaine du parasite du paludisme résistant à l'artémisinine, principale arme contre cette maladie transmise par des moustiques.

Normalement, l'artémisinine, combinée à un autre antipaludéen, élimine les parasites du sang en trois jours. Mais dernièrement des souches du parasite ("Plasmodium falciparum") en Asie du Sud sont devenues plus résistantes à l'artémisinine.

Et la découverte du récent cas de résistance d'origine africaine éveille l'attention des scientifiques.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les experts redoutent que le Plasmodium falciparum ne finisse par développer une résistance totale à l'artémisinine, comme c'est déjà le cas pour les autres antipaludéens.

Dans une communication hier, les médecins appellent à redoubler les efforts mondiaux dans le contrôle du paludisme et de la surveillance de la résistance du parasite à l'artémisinine.

Le paludisme a touché 214 millions de personnes en 2015 et fait 429.000 morts, surtout en Afrique subsaharienne chez les jeunes enfants.

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