Le Mali libère des djihadistes présumés

Les Bambaras, une ethnie d'agriculteurs, et les Peuls, des éleveurs, cohabitent dans la région de Mopti. Copyright de l’image AFP
Image caption Les Bambaras, une ethnie d'agriculteurs, et les Peuls, des éleveurs, cohabitent dans la région de Mopti.

"Mes 24 clients accusés injustement d'être des djihadistes ont été libérés. Les enquêtes ont prouvé qu'ils n'étaient que de simples citoyens", a déclaré leur avocat, Me Hassan Barry.

L'arrestation des 24 personnes est survenue après des affrontements entre Bambaras, une ethnie constituée majoritairement d'agriculteurs, et des Peuls, des éleveurs pour la plupart.

Les affrontements ont éclaté à la suite de l'assassinat, le 11 février, d'un agriculteur bambara.

L'assassinat imputé à des djihadistes a été suivi de "représailles" contre des Peuls.

"Amalgame"

Les violences ont fait 20 morts et 16 blessés, selon le ministère malien de la Sécurité.

Des médias locaux ont fait état de 600 déplacés à la suite des affrontements.

Après les arrestations, l'avocat Hassan Barry a dénoncé un "amalgame" à l'encontre de la communauté peulh vivant dans le centre du pays.

Les Peulhs sont soupçonnés par certains de collaborer avec les djihadistes en raison de la présence du mouvement armé du prédicateur radical Amadou Koufa, qui appartient à cette ethnie.

M. Koufa est un allié du groupe djihadiste Ansar Dine, qui est présent dans la région depuis 2015.

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