Trump veut des immigrés qualifiés

Pour le président américain, le Canada et l'Australie où l'immigration est souvent conditionnée à des qualifications et professions particulières sont des exemples à suivre. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Pour le président américain, le Canada et l'Australie où l'immigration est souvent conditionnée à des qualifications et professions particulières sont des exemples à suivre.

Donald Trump a présenté devant le congrès sa réforme du système d'immigration aux Etats-Unis qui doit consister selon lui à privilégier les immigrants les plus qualifiés et à faire preuve de fermeté avec les clandestins.

Les Etats-Unis doivent "abandonner le système actuel d'une immigration peu qualifiée et adopter à la place un système basé sur le mérite" a expliqué le président américain aux représentants des deux chambres réunies en session commune pour son premier discours de politique générale.

Pour le président américain, le Canada et l'Australie où l'immigration est souvent conditionnée à des qualifications et professions particulières sont des exemples à suivre.

Ce nouveau système "permettra d'économiser des sommes incalculables" a assuré le républicain, affirmant que "le système actuel coûte aux contribuables américains de nombreux milliards de dollars par an".

"Ceux qui veulent entrer dans un pays doivent être capables de subvenir financièrement à leurs besoins par eux-mêmes", a-t-il déclaré.

Donald Trump a estimé qu'une "réforme positive" sur l'immigration est possible avec l'opposition démocrate, en dépit de leurs divergences sur le sort des millions de clandestins présents sur le sol américain depuis parfois plusieurs décennies.

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Image caption A New York, des manifestants protestent contre la politique du nouveau président américain

Quelques heures avant son discours, Donald Trump avait évoqué devant des journalistes à la Maison Blanche la possibilité d'une loi de régularisation pour les sans-papiers n'ayant pas commis de délit.

M. Trump a promis que la construction de son "grand, grand mur" sur la frontière avec le Mexique débutera bientôt.

Le milliardaire doit également dévoiler dans les prochains jours une nouvelle version de son décret migratoire à l'encontre de sept pays à majorité musulmane et qui a été suspendu par la justice fédérale.

Le nouveau décret sera juridiquement beaucoup plus solide a indiqué la Maison Blanche.