Violences en RDC: vers une commission d'enquête de l'ONU

En février, M. Zeid avait appelé la RDC à cesser les "violations massives des droits de l'Homme". Copyright de l’image Getty Images
Image caption En février, M. Zeid avait appelé la RDC à cesser les "violations massives des droits de l'Homme".

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a proposé mercredi la mise en place d'une commission d'enquête sur les violences contre les civils en République démocratique du Congo (RDC).

"Mon bureau a récemment signalé un certain nombre de graves violations des droits de l'Homme dans les provinces de Kasaï et Lomami. Etant donné les rapports récents de violations graves et la découverte de trois charniers, j'exhorte le Conseil à établir une commission d'enquête afin de se pencher sur ces allégations", a-t-il ajouté.

En février, M. Zeid avait appelé la RDC à cesser les "violations massives des droits de l'Homme".

Des exécutions sommaires, perpétrées par les forces armées congolaises ont été signalées.

"Il existe des allégations crédibles de violations massives des droits de l'Homme dans les provinces du Kasaï, du Kasaï-central, du Kasaï-oriental et de Lomami (...) notamment des personnes prises pour cibles par les soldats pour leur affiliation supposée à une milice locale", avait-il affirmé.

Depuis septembre 2016, au Kasaï, une rébellion a été provoquée par la mort le mois précédent du chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit entre le pouvoir central.

M. Hussein a également déploré qu'"aucun progrès véritable n'a été accompli" dans le contexte de l'accord conclu le 31 décembre entre le pouvoir et l'opposition.

Ce compromis prévoit que le président Joseph Kabila, dont le mandat s'est achevé le 20 décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter, restera en place pour une année supplémentaire. En contre-partie, l'opposition doit diriger un gouvernement de transition jusqu'aux nouvelles élections prévues fin 2017.