RDC : vers le déploiement de 320 policiers de l’Onu

Selon le Secrétaire général de l'Onu le déploiement des unités de policiers des Nations Unies pour la Monusco aideraient à protéger les civils Copyright de l’image Getty Images
Image caption Selon le Secrétaire général de l'Onu le déploiement des unités de policiers des Nations Unies pour la Monusco aideraient à protéger les civils

En vue de prévenir de possibles violences avant les élections de cette fin d'année en République Démocratique du Congo (RDC), le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a demandé vendredi au Conseil de sécurité l'envoi de 320 policiers de l'ONU supplémentaires dans le pays.

Antonio Guterres a proposé que deux nouvelles unités soient déployées à Lubumbashi et au Kananga, où les risques de violence sont particulièrement élevés.

Dans ces zones " il n'y a pas de police de l'ONU pour le moment" a-t-il fait remarquer.

Dans un rapport présenté vendredi au Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'Onu a estimé que ces unités de policiers pour la Monusco aideraient à protéger les civils.

Il a en outre précisé que ces forces pourraient intervenir rapidement dans les centres urbains et améliorer les capacités de la Monusco à protéger les civils, les personnels des Nations unies et leurs installations, en cas de flambée de violence liée aux élections.

Outre l'envoi de 320 policiers, Antonio Guterres a aussi demandé la mise à disposition de la mission des Nations Unies en RDC, de 36 véhicules blindés pour le transport de troupes supplémentaires.

L'ONU dispose déjà de près de 19.000 soldats, observateurs et policiers déployés dans ce pays.

Présentée comme la mission de maintien de la paix la plus importante et la plus coûteuse de l'Onu, l'année dernière l'ex secrétaire général, Ban Ki-moon, avait proposé de réduire de 1.700 soldats la Monusco mais le Conseil de sécurité avait voté contre cette mesure.

Le Conseil doit voter d'éventuels changements à la Monusco le 29 mars prochain.