Libye: HRW accuse l’armée nationale de crime de guerre

Human Right Watch, accuse les forces de l'armée nationale libyenne de graves violations des droits de l'homme et de crimes de guerres l'homme à Benghazi. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Maréchal Khalifa Haftar commandant en chef de l'armée nationale libyenne

L'organisation de défense des droits de l'homme, Human Right Watch, vient d'accuser les forces de l'armée nationale libyenne (ANL) basées dans la région de Benghazi, d'avoir perpétrées de nombreuses atteintes aux droits de l'homme sur leurs rivaux et les populations civiles.

Dans un rapport publié hier mercredi ,issu d'enquêtes basée sur des témoignages et des vidéos, Human Rights Watch a révélé de graves violations des droits de l'homme et de "crimes de guerres" commis dans la région de Benghazi dans l'est libyen par les forces placées sous le commandement du maréchal Khalifa Haftar.

Les faits selon l'organisation internationale des droits humains remontent à la semaine dernière, lorsque les forces de l'ANL ont mené une offensive contre les dernières positions des groupes jihadistes à Benghazi.

Selon le document "Les forces de l'armée nationale libyenne, auraient commis des crimes de guerres notamment des actes de tortures contre des civils et des exécutions sommaires.

Les éléments de l'ANL souligne le rapport, se sont livrées à des tueries et auraient profané les tombes de leurs rivaux à Benghazi.

Tous ces actes sont étayés par des vidéos et des photos reçues de proches des victimes, de journalistes et de militants" des droits de l'homme.

Suite à la publication de ce rapport accablant et après plusieurs démentis, un haut responsable des forces spéciales de Benghazi, qui a dénoncé ces exactions, a promis de poursuivre et de punir les responsables de tels forfaits.

Les troupes du Marechal Khalifa Haftar qui contrôlent une grande partie de Benghazi, deuxième principale ville de la Lybie sont en passe de chasser les jihadistes qui contrôlent la zone depuis 2014.

Plusieurs groupes islamistes opèrent dans cette région notamment des éléments d'une coalition de milices islamistes dont fait partie Ansar Asharia, un groupe proche d'Al-Qaïda.