Fosses communes en RDC, le bilan de l'ONU

Un site où des fosses communes ont été dissimulées près de Goma Copyright de l’image Getty Images
Image caption Un site où des fosses communes ont été dissimulées près de Goma

Selon les enquêteurs du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en RDC, 99 civils ont été tués dans la région du Kasaï Central, dont 18 enfants.

Toutes ces personnes étaient soupçonnées d'entretenir un lien avec les miliciens Kamuina Nsapu, du nom d'un chef traditionnel tué en août 2016.

L'équipe de l'ONU a également confirmé l'existence de 10 fosses communes dans la même zone.

Les enquêteurs de l'ONU ont rapporté avoir vu des cadavres et des parties du corps dans 10 fosses communes.

L'enquête continue pour déterminer l'existence d'au moins sept autres fosses communes.

Qui sont les auteurs ?

Les dernières victimes auraient été tuées par les forces armées de la RDC ou des FARDC le 10 février, près de la ville de Tshimbulu.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait néanmoins déclaré que les corps dans les fosses communes étaient ceux des combattants Kamuina Nsapu enterrés par les milices et non par l'armée.

Les résultats des enquêtes suggèrent que quelque 42 personnes ont été blessées par balle et environ 50 enfants ont été arbitrairement arrêtés et détenus illégalement par des soldats des FARDC pour leur prétendue affiliation avec la milice Kamuina Nsapu.