HRW dénonce l'acquittement de Simone Gbagbo

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Image caption Simone Gbagbo, un peu avant la reprise de son procès en 2016

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé l'acquittement par la Cour d'assises d'Abidjan de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.

Selon un communiqué de l'ONG de défense des droits de l'homme, cet acquittement "démontre les nombreuses irrégularités qui ont entaché le procès et laisse de graves questions sans réponse concernant son rôle présumé dans les crimes brutaux perpétrés pendant la crise post-électorale de 2010-2011".

"L'enquête peu approfondie et les preuves ténues présentées lors de son procès souligne l'importance de l'affaire en cours contre Simone Gbagbo à la CPI pour des crimes similaires", déplore l'ONG.

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Image caption L'épouse de Laurent Gbagbo est aussi jugé pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime

Simone Gbagbo, 67 ans, est jugée depuis le 31 mai 2016 pour son implication présumée dans des tirs d'obus sur le marché d'Abobo, un quartier d'Abidjan favorable à Alassane Ouattara.

Ce dernier s'opposait à son mari Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010.

Elle est aussi jugé pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Mme Gbagbo est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité" au même titre que son mari, actuellement jugé à la Hayes.

La CPI a toujours réclamé Simone Gbagbo, mais Abidjan refuse son transfèrement à la Haye.